15 novembre 2015

Après ça...

J'ai posé les premiers mots, puis j'ai tout effacé. Pourquoi écrire puisque c'est fait ? Pourquoi écrire puisque ça ne changera rien ? Alors je suis restée devant mon écran d'ordinateur, actualisant mon fil Twitter, relayant les avis de recherche, versant des larmes pour des inconnus, des disparus... La gorge serrée, la tristesse et la colère se mêlaient. Pourquoi ? Pourquoi ça ? Puis ces visages étrangers et pourtant si familiers, de disparus sont devenus à jamais des étoiles... 

J'ai essayé d'écrire à nouveau, je n'y suis pas arrivée. Constamment accrochée à ce terrible fil Twitter, aux chaînes d'infos, pour voir et revoir ce qu'on savait déjà... Mais j'ai vu aussi une solidarité incroyable et rassurante, beaucoup d'amour et d'amitié d'inconnus pour des inconnus. Ah si chaque jour pouvait montrer une si belle fraternité !

Je me suis dit qu'il fallait continuer, je suis sortie, je me suis réconfortée avec des choses tendres, j'ai fait de gros câlins à des peluches dans un magasin de jouets, les gens ont du me prendre pour une folle, et alors ?

Chacun soigne son chagrin à sa manière. Certains déposent des mots sur une feuille, d'autres resteront en famille et d'autres encore se retrouveront à la terrasse d'un café. C'est ça la liberté non ? Tristes sont ceux qui se permettent de juger le besoin de s'exprimer, d'extérioriser d'une manière ou d'une autre.

Je devais d'ailleurs me rendre à une soirée mardi, j'avais très envie d'y aller, de retrouver des amies, peut-être pour discuter de ce qu'il s'est passé ou peut-être pas. Mais surtout pour passer un bon moment, d'avoir l'esprit léger juste le temps d'une soirée. Puis j'ai lu la peur dans les yeux de mon fils. On en a parlé tous les deux, il a peur pour sa maman...

Même si la vie doit continuer, même si on nous dit, à nous parents, d'en parler aux enfants, ce n'est pas simple. Comment leur expliquer sans les terroriser ? Alors je prendrai le temps, pour mon fils, et mardi je resterai avec lui.

Je n'avais pas écrit suite à l'attentat contre Charlie Hebdo, je n'avais pas les mots. Mais là, ce soir, après avoir erré plus de 48hs comme une zombie, le coeur meurtri, j'avais besoin de vous livrer ces mots comme pour me fixer un nouveau départ, car oui il faut repartir, oui il faut se relever mais ne surtout pas oublier.

A vous Marie, Mathias, Caroline, Emmanuel, Lola, Chloé, Elodie, Victor, Ludovic, Claire, Guillaume, Maud, Thomas, Aurélie, Pierro, Stéphane, Romain, Mathieu et tous ces anges partis pour de mauvaises raisons, nous continuerons à sortir, voir nos amis, rire, aimer et vivre tout simplement.

Après ça, je voudrais juste de l'amour, beaucoup d'amour et tout le temps.

Sur ces quelques mots, un peu décousus j'avoue, je vous envoie beaucoup de tendresse mes chouquet's. Prenez soin de vous, de vos proches et dites leur que vous les aimez plus que jamais !





(^__^)

6 commentaires:

  1. j'ouvre le bal des mots d'amour?
    Ma petite Lâm... ou devrais je dire Bewinnie? parce que c'est ainsi que je t'ai connue!
    Tu n'avais qu'un enfant, ton ainé, et moi j'étais bien loin de tout ça.. des bébés? des enfants? un truc d'adulte! ahaha
    Non moi j'aimais ma collection lempicka et de miniatures
    On blogguait sur BA ... Remember?
    Le virtuel n'est jamais devenu complètement réel, mais pourtant je te compte comme une copine. ces amitités virtuelles qui durent dans le temps, c'est doux, c'est beau , ça fait partie des choses que j'aime
    Je t'embrasse très fort ma petite Lâm
    Des bisous doux, des bisous pelucheux, embrasse ton mari et tes enfants, serres les fort

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    1. Notre amitié est un vrai cadeau (^__^) Prends bien soin de toi et de ta jolie petite famille, plein de bisous ma Chloé !

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  2. coucou


    moi aussi je me suis gavée de news sur toutes les chaines d'infos, essayer de comprendre.....
    de voir aussi tous ces visages de jeunes, et de moins jeunes fauchés en pleine vie, sans comprendre, foudroyés lors d'une sortie entre amis....je ne connaissais pas ces personnes, mais c'est comme si je les connaissaient aussi à travers leurs photos sur les réseaux.....
    j'ai fais une pause hier, et m'aérer la tête, l'esprit mais je me sens vide, comme un zombie, malgré que je n'habite pas paris, c'est un sentiment étrange, une communion de l'esprit, j'ai du mal à trouver les mots justes pour décrire un sentiment nouveau qui est en moi et que je ne peux nommer avec des mots.....
    demain c'est une nouvelle semaine qui démarre, nous devons sourire, vivre et continuer à vivre avec un grand V, partager avec ses enfants, ses amis , les gens que l'on aiment, d'une vie faite de petites choses qui font de notre quotidien des moments de bonheur....la solidarité est quand même beaucoup mieux que de se déchirer et n'est pas défintivement bannie de notre quotidien, c'est avec surprise que je la redécouvre aujourd hui comme un joyau.....
    ce soir , j'ai repris mes écrits, il me libère de ma torpeur, et de ce grand stress......et de cette question lancinante, " de quoi sera fait demain".......
    gros bisous......

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    1. Ça fait du bien d'écrire, c'est libérateur !

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  3. Après ça, il est difficile de reprendre sa vie comme si de rien n'était. Nous le faisons tous, mais le cœur lourd. J'ai programmé un article un peu comme le tien mais j'ai eu dû mal à l'écrire. Je me sens maladroite, comme suspendue à la télévision et aux dernières nouvelles. Pourtant s'aérer l'esprit, je vais le faire dès demain ne serait-ce qu'en allant au travail. Nous devons effectivement continuer à vivre, mais ce n'est pas facile, les évènements sont encore très récents et je crois que nous avons tous très mal. Désolée pour ce commentaire sans liens, j'ai juste écrit comme ça me venait. Je t'envoie plein de bisous, parce qu'il nous reste les messages d'amour <3

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    1. Je t'envoie également plein d'amour, de douceur, gardons foi en notre joie de vivre !

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